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Get Lucky
01. Border Reiver
02. Hard Shoulder
03. You Can’t Beat The House
04. Before Gas & TV
05. Monteleone
06. Cleaning My Gun
07. The Car Was The One
08. Remembrance Day
09. Get Lucky
10. So Far From The Clyde
11. Piper To The End

CD Bonus:
01. Pulling Down The Ride
02. Home Boy
03. Good As Gold

Exclusivité Amazon et/ou iTunes:
12. Early Bird
13. Time In The Sun


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De toute évidence, la règle tacite selon laquelle les artistes chevronnés ayant fait une brillante carrière ont tendance à perdre de leur créativité avec le temps ne s'applique pas à Mark Knopfler. Ce dernier est bien trop occupé à écrire, enregistrer, partir en tournée et s’éclater.

Ainsi, en cette fin de première décennie du 21ème siècle, et à l’heure où d’autres stars aux millions d’albums vendus essaient tant bien que mal de poursuivre leur carrière à un rythme de tortue, M. Knopfler s’apprête à sortir son cinquième album studio en dix ans, et c’est encore une fois un véritable bijou.

Get Lucky, qui a été enregistré dans ses studios British Grove primés de l’ouest londonien et co-produit avec ses acolytes de longue date Chuck Ainlay et Guy Fletcher, est un voyage à travers les racines musicales d'une vie entière, auréolé de superbes arrangements.

Outre ses accords harmonieux de folk et de blues mêlés à l’originalité de ses textes, l’album est empreint de touches britanniques personnalisées et d’un lyrisme observationnel très marqué.

Profitant avec reconnaissance de ce fantastique regain de productivité, le guitariste adulé lauréat d'un Grammy Award et cumulant plus de 30 ans de métier fait preuve de sa légendaire modestie. « Je me contente de refaire surface régulièrement », déclare-t-il. « C’est exactement ça, et je crois qu’on l’apprécie d’autant plus avec l’âge. J’avais tendance à tout considérer comme acquis quand j'étais gamin. Quel que soit le talent que j’ai eu, je ne pense pas l’avoir respecté suffisamment : j’ai dû apprendre tout ça. Donc, maintenant, je me remets au travail. Il n’y a pas de secret. »

« J’ai tendance à me déconcentrer facilement », dit-il en souriant. « C’est ce que mes professeurs ont toujours dit de moi. Mais cela ne m’empêche pas d’écrire. Donc, d’une certaine manière, je suis toujours un chiffonnier. J’ai plein d’idées qui me viennent d'un seul coup, et qui fonctionnent ensemble, et j’ai aussi tendance à enregistrer trop de trucs. Le monde est une source d’inspiration infinie. Je pourrais très bien retourner en studio tout de suite si les gars étaient là. »

Une fois le groupe habituel de nouveau établi dans les studios British Grove, une ambiance de décontraction s’est très vite installée entre les artistes. « Là-bas, on se retrouve entre nous, c’est en partie ce qui rend ce moment sympa », explique Mark. « Et je crois que nous avons beaucoup de respect les uns pour les autres. » Cette fois-ci, les musiciens Phil Cunningham et Michael McGoldrick ont eu l’honneur de se joindre au groupe, ainsi qu’au dernier membre recruté par Mark : l’Ecossais John McCusker, qui maîtrise plusieurs instruments. « Ils ont un peu d’expérience », plaisante M. Knopfler admiratif.

Si Get Lucky était un roman, ce serait un autre de ces livres passionnants de M. Knopfler, plein de personnages tout droit sortis des paroles, à l’instar du chauffeur de poids lourds de Glasgow dans le premier morceau « Border Reiver » ou de l’employé de champ de foire et cueilleur de fruits du titre éponyme de l’album, ou de son fidèle souvenir des grands navires de « So Far From The Clyde », ou encore de son vibrant hommage à un maître luthier dans « Monteleone » et enfin de l’oncle perdu qu’il n’a jamais connu dans « Piper To The End. »

Toutes ces images, ainsi que d’autres thèmes et personnages de l’album, sont vues à travers le prisme de l’enfance de Mark, qu’il a passée à Glasgow jusqu’à l’âge de huit ans, lorsque sa famille a déménagé à Newcastle. « Parvient-on un jour à se délivrer de l’enfance ? » demande-t-il, songeur. « Certaines de ces choses qui nous attirent quand on est tout petit nous suivent toute notre vie. »

C’est assurément le cas en ce qui le concerne. « En bas de Salters Road à Newcastle, il y avait un petit disquaire », se souvient-il. « Un jour, j’ai aperçu cette guitare Fender Stratocaster dans la vitrine, et ça a été comme une révélation. J’avais le nez littéralement collé à la vitrine. Je crois que j’étais encore en culottes courtes : un petit garçon revenant de l’école, complètement fasciné. Il m’arrive encore aujourd’hui de traverser la route pour regarder les magasins de guitares. »

« C’est ce qui nous porte et, ce qui me pousse à continuer, c’est probablement l’exaltation qu’il y a à essayer de créer quelque chose, d’aboutir à un résultat. Tout simplement. Evidemment, les choses évoluent un peu, on grandit un minimum, mais je m’efforce de préserver cette part de fraîcheur. »

Le fil conducteur autobiographique que l’on retrouve tout au long de l'album Get Lucky est parfaitement illustré par le titre éponyme. « Le tout premier itinérant que j’ai rencontré chantait dans des groupes de soul l’hiver, puis travaillait à temps partiel sur des champs de foire ou allait cueillir des fruits plus au Sud lorsqu’il faisait chaud », raconte M. Knopfler. « A l’époque, j’avais dans les 15 ans, j’étais coincé à l’école et je l’enviais. Get Lucky m’a été directement inspiré par lui et par d’autres personnages ambulants que j’ai continué à rencontrer dans des endroits où j’ai moi-même travaillé temporairement, comme des fermes, des entrepôts, des chantiers de construction, avant que la chance me sourie avec mes chansons. »

Le titre « Border Reiver » tire son nom des pirates qui écumaient les frontières anglo-écossaises il y a de cela des siècles. « La chanson raconte la dure vie d’un chauffeur de poids lourds à la fin des années 60. Nous vivions près des usines Albion à Glasgow et je voyais des chauffeurs habillés comme des motards long riders avec des lunettes de protection et des manteaux imperméables, récupérant les châssis pour les tester avant qu’ils ne soient montés avec leurs cabines et leurs supports. Les véhicules Albion étaient réputés pour leur qualité et la devise de l’entreprise était 'Sure As The Sunrise' (Aussi sûr que le lever du soleil). »

Cette chanson reprend également un thème d’un des titres de l’album de 1978 qui a permis à M. Knopfler de se faire un nom dans le métier. « A Newcastle, nous habitions près de l’A1, la route principale reliant le Nord au Sud du pays », explique-t-il, « et, à l’âge de huit ans, je commençais à connaître les couleurs des principales compagnies de transport parce que leurs camions passaient en ville. Pendant mes années d’auto-stop lorsque j’étais adolescent, de nombreux chauffeurs routiers généreux se sont arrêtés pour me prendre. La chanson « Southbound Again » du premier album de Dire Straits parle de cela, de mes voyages à travers le pays et de ma passion grandissante pour Londres. »

L’album, où la vivacité des personnages est égalée par l’éclat de l’instrumentation, s’achève sur l’émouvante « Piper To The End », écrite en hommage à Freddie, l’oncle de Mark. C’était un joueur de cornemuse du 1er Bataillon, Tyneside Scottish, régiment Black Watch (Royal Highland Regiment), qui avait emporté son instrument sur le front et s’est fait tuer avec à Ficheux, près d’Arras en mai 1940, à tout juste 20 ans.

« Bien sûr, je ne l’ai pas connu, mais j’étais proche de mon oncle Kingsley, le frère de ma mère. Il a commencé par m’apprendre à jouer du piano boogie-woogie, et Freddie était le frère aîné de Kingsley. La cornemuse a toujours éveillé quelque chose en moi, et ayant grandi à Glasgow et à Newcastle, chez ma grand-mère, où il y avait des disques de Jimmy Shand, le son de la musique celtique m’a toujours été familier. »

A présent, M. Knopfler et son groupe sont impatients de retourner sur les routes en 2010. « En fait, c’est un peu comme être le capitaine d’un petit équipage qui ne cesse de se disputer, et j’apprécie particulièrement le fait que l’on soit ensemble sur la route, j’aime être avec l’équipage. Je suppose que l’une des raisons pour lesquelles j’aime autant cela, c’est parce que je sais que ça ne va pas durer toute une année. »

Parmi les nouveaux titres, c’est avec un immense plaisir qu’il chantera les chansons que le public lui réclamera et qui font partie intégrante de nos vies à tous. « Le fait est que les anciennes chansons de Dire Straits sont devenues des repères dans la vie des gens. Il va de soi que j'en ferai ça et là des versions différentes afin de préserver l’essence même de ces morceaux et le sens qu’ils ont pour moi, tout en évitant le style cabaret. Mais dans certains cas, comme pour les séries de notes rapides à la fin de « Sultans », si vous ne les faites pas, les gens ne s’y retrouvent pas. J’aime rejouer les anciennes chansons, c’est moi qui les ai écrites et les gens aiment les entendre, c’est aussi simple que cela. »

Finalement, Mark Knopfler doit sa réussite à sa remise en question permanente auprès du public. « Je pense que le jeu auquel je participe a toujours sa place », dit-il, songeur. « Je ne joue pas sur le même terrain que la plupart des autres chanteurs, je vais de mon côté et les autres du leur, mais les gens ont toujours envie d’entendre des chansons avec de bons arrangements. »



Get Lucky Standard CD:
- 11 Track album
Get Lucky Limited Edition CD/DVD:
- 11 Track album
- Bonus DVD of 1 acoustic track performed live. Video tour of British Grove Studios (Mark’s own studio which won the Music Producer’s Guild Award for ‘Best Studio’ this year) ‘b’ roll footage of photoshoot.
Get Lucky DeLuxe edition Deluxe Box Set:
- 1 x CD (regular 11-track album)
- 1 x CD of 3 bonus tracks (1. Pulling Down The Ride 2. Home Boy 3. Good As Gold)
- 2 x DVD (as digi pack plus DVD of backstage/on tour footage of the last ‘Kill To Get Crimson’ tour).
- 2 x 12 inch 180 gram Vinyl in sleeves
- 16 page booklet
- 3 x Poker Chips
- 2 x Casino Dice
- 1 guitar tablature 210x197mm (of song ‘Get Lucky’
- 1 replica concert ticket 150x70mm
All in hard box with lift off lid.


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